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À 59 ans, seul un travailleur sur trois est capable d’exercer pleinement une activité professionnelle

Une nouvelle étude sur l’incapacité de travail réalisée par Médecine pour le Peuple montre qu’à l’âge de 59 ans, un travailleur sur trois n’est plus en mesure de travailler en raison de problèmes de santé et qu’un autre tiers a besoin d’un travail adapté. « Notre étude démontre combien la pension anticipée, la prépension et le travail adapté en fin de carrière sont nécessaires pour un grand nombre de travailleurs », explique Sofie Merckx, spécialiste santé du PTB.

Tandis que le débat sur la réforme des pensions fait rage, il est utile de rappeler que l’actuel gouvernement a relevé l’âge de la pension à 67 ans alors que ce point ne figurait dans le programme d’aucun parti. Le gouvernement a également modifié les règles en matière de pension anticipée et prépension et en a notamment durci les conditions d’accès. En ce qui concerne les emplois de fin de carrière (autrement dit, la possibilité pour les travailleurs en fin de carrière de réduire leurs prestations de travail jusqu'à l'âge de leur départ à la retraite), ils ne seront plus possibles qu’à partir de 60 ans. D’un autre côté, le nombre de malades de longue durée ne cesse d’augmenter chaque année et tous les experts s’accordent pour dire que l’une des principales causes est justement l’allongement des carrières.

« Dans nos maisons médicales, chaque jour des patients de 58, 59 et 60 ans consultent nos médecins pour des problèmes de santé qui sont liés à leur activité professionnelle et les empêchent de continuer de travailler », explique Sofie Merckx, médecin à Médecine pour le Peuple et spécialiste de la santé du PTB. « Bien souvent, ils se plaignent d’être physiquement épuisés, ils souhaiteraient pouvoir arrêter de travailler, mais leur pension est encore bien loin. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu mener une étude à l’échelle de nos maisons médicales sur la diminution de la capacité de travail chez les 55 - 67 ans ».

Le gouvernement pousse à travailler malgré la maladie

Les résultats de l'étude, menée auprès de 3 052 hommes et femmes âgés de 55 à 67 ans, sont formels : dès 55 ans, un travailleur sur quatre n’est plus en mesure de travailler et un quart nécessite un poste adapté pour raison de santé. À 59 ans, ces chiffres augmentent avec un tiers en incapacité de travail totale et un tiers en incapacité partielle. À 65 ans, c’est près de la moitié qui se retrouve en incapacité totale. « Or, les mesures prises par le gouvernement contraignent toutes ces personnes à recourir aux indemnités de maladie ou, pire encore, à continuer de travailler malgré la maladie par crainte de perdre leur revenu ou leur pension, poursuit Sofie Merckx. En outre, ceux qui sont en maladie sont, avec les "trajets de réinsertion" du gouvernement, harcelés pour quand même retourner travailler, bien qu'ils n'en sont tout simplement pas capables. »

Comme Hedwige, 61 ans, aide familiale à domicile. Elle souffre de problèmes de dos. « Je devrais normalement encore travailler jusqu’à mes 65 ans, mais je n’y parviens plus. Je ne tiendrai jamais le coup jusque-là. Ce qui veut dire que je vais perdre 50 euros de pension par mois. Je toucherai un peu plus de 1 200 euros par mois pour 40 ans de carrière. Mais mon corps est épuisé et je n’ai pas d’autre choix que d’arrêter ».

Comme Eddy, 58 ans, ouvrier du bâtiment. Il souffre lui aussi de problèmes de dos et a fait un infarctus il y a quelques années. « À l’époque, j’ai pu obtenir un poste adapté. Mon chef d’équipe veillait à ce que le travail soit un peu moins pénible pour moi, mais mes problèmes de dos étaient toujours là. Je prenais régulièrement des antidouleurs, et j’ai ainsi continué pendant un an avec des hauts et des bas. À l’époque déjà je savais que je ne tiendrais pas jusqu’à mes 60 ans, mais je n’avais pas d’autre choix ».

Pour une pension décente

« Notre étude démontre combien la pension anticipée, la prépension et le travail adapté en fin de carrière sont nécessaires pour un grand nombre de travailleurs, poursuit Sofie Merckx. En obligeant ces personnes à travailler jusqu’à leurs 60 ans, on les prive tout simplement de leurs meilleures années pour pouvoir profiter de leur pension. »

Le PTB veut ramener l’âge de la pension légale à 65 ans et l’âge de la pension anticipée à 60 ans. Quant à la prépension, elle doit rester accessible dès 58 ans pour les métiers pénibles et les aménagements de fin de carrière doivent être possibles dès 55 ans pour que la possibilité de travailler plus longtemps reste une option pour ceux qui en sont encore capables. Enifn, il faut mettre fin à la chasse aux travailleurs malades de longue durée. Les pensions sont tout à fait payables, à condition de répartir les richesses de manière plus équitable. Mercredi 16 mai nous serons donc dans la rue pour défendre le droit d’arrêter de travailler plus tôt et le droit à une pension décente.

Téléchargez l'étude complète ici.
 

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Commentaires

comme mon grand pere disait tu vas fieu d ici quel que annee vous allez retourner a sabot si vous faite rien , car les riches vont tous vous reprendre et tous vous enlever , se qu il vous on donner et je crois qu il a raison sur se point regarder ou nous allons de plus en plus de pauvrete , de chomeur , de SDF, les prix flambe partous eaux , electriciter , etc etc l euro nous a bien duper avec cela , donc si on veut retrouver cela comme avant battons nous comme mai 68 mon pere y etait mon grand pere y etait aussi lui alors fesont comme eux batton nous OUI JE HAIS LES HOMMES POLITIQUE QUI NOUS VOLE LES ACQUIS SOCIALE ET AUTRE ET QUI NOUS PLONGE DANS LA PAUVRETE DE JOUR EN JOUR TUE CE GOUVERNEMENT DE VOLEUR ET METTON Y DES GENS SERIEUX ET COMPETENT ET PAS DES GIGNOLE COMME CHARLOT ET CIE DU MR