Photo Solidaire, Salim Hellalet.

À 40 000, ils lancent le mouvement pour défendre le droit à la pension

Contre toute attente, ils étaient 40 000 personnes, venus des quatre coins du pays, dans les rues de Bruxelles pour défendre le droit à la pension. Un succès qui a rassemblé des travailleurs de tous les secteurs et qui a été organisé en à peine deux semaines, à la veille des vacances, quand de nombreux travailleurs sont déjà en congé.

En plus d’être nombreux, les manifestants – des travailleurs et travailleuses du métal, de la chimie, du secteur non-marchand, des services aux entreprises, des services publics, des profs, cheminots ou policiers... – étaient déterminés à ne plus laisser faire le gouvernement en matière de pension. « Pourquoi répète-t-on que nos pensions sont impayables alors qu’on ne fait rien pour combattre la grande fraudes des millionnaires à Panama? » demandaient plusieurs manifestants.

La pension à points permettra d’allonger les carrières automatiquement en fonction du budget ou de l’espérance de vie

« Pourquoi pousser les anciens à travailler jusqu’à s’en rendre malade alors que des jeunes sont malades de ne pas trouver un emploi de qualité ? » pointaient d’autres manifestants. Ils étaient d’ailleurs nombreux à avoir été voir sur mypension.be et à se demander « pourquoi le gouvernement veut encore baisser nos pensions alors qu’elles sont déjà partis les plus basses d’Europe ».

Stop à la pension à points

Toute cette colère se traduisait chez de nombreux groupes de manifestants en un mot d’ordre clair : « Stop à la pension à points. » Comme le disait Anne Léonard, secrétaire nationale de la CSC en charge des pensions : « Avec la pension à points, le gouvernement veut imposer un système qui permettra d’allonger les carrières automatiquement en fonction du budget ou de l’espérance de vie. C’est un système qui conduira à nous faire toujours plus longtemps pour moins de pension ». Et Rudy De Leeuw, président de la FGTB de mettre « 0 point sur 10 à la pension à points ».

De nombreux jeunes étaient présents à la manifestation. (Photo Solidaire, Geertje Franssen)

Un gouvernement sur la défensive

Le gouvernement a immédiatement réagi à cette forte mobilisation. « Les syndicats et l’opposition font de la désinformation. Nous devons mieux expliquer les réformes aux gens », a avancé Charles Michel. L’argument classique d’un gouvernement sur la défensive. Comme si l’information était le problème. Au contraire, plus les gens comprennent de quoi il retourne, plus la colère monte.

Le gouvernement est d’autant plus inquiet que nous sommes à un an des élections. Cette inquiétude se reflète entre autres dans le fait que le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) n’ose toujours pas révéler son texte sur la pension à points. Il devait le déposer pour les vacances de Noël, mais la peur de la relance d’un mouvement social l’a poussé à retarder les choses. Il l’annonce maintenant pour le printemps 2018. Une nouvelle qui peut renforcer la détermination des manifestants d’aujourd’hui à revenir plus nombreux encore en janvier et février 2018.

Le droit à la pension, un choix de société

Contrairement à ce que prétendent certains membres du gouvernement, les différentes générations luttent ensemble pour les pensions, et pas les uns contre les autres. (Photo Solidaire, Geertje Franssen)

Le PTB était également bien présent avec des centaines de militants et de manifestants qui arboraient la pancarte « Ma pension est un droit, pas une tombola ».

Raoul Hedebouw, porte-parole du parti : « Aujourd’hui, nous étions des milliers pour refuser cette société où on travaille des dizaines d’années, pour à la fin ne pas avoir assez de pension pour payer ne fût-ce qu’un séjour en maison de repos. On devrait travailler pour vivre, pas vivre pour travailler. On devrait respecter nos anciens pour le travail qu’ils ont accompli en leur accordant un repos mérité. On devrait respecter nos jeunes en leur offrant la perspective d’un job de qualité. Au lieu de cela, le gouvernement veut mettre les jeunes en concurrence avec des pensionnés précarisés qui travaillent pour 500 euros afin de compléter leur petite pension. Nous ne voulons pas d’une société où l’on travaille comme des fous, pour être traité comme des déchets dès qu’on cesse de rapporter de l’argent. »

C’est pourquoi le PTB refuse le système de la pension à points, et plaide pour un droit à la pension à 65 ans, ainsi qu’à une pension qui s’élève à 75 % du salaire moyen sur la carrière, avec un minimum de 1500 euros.

Dans les semaines et mois à venir, le PTB continuera à développer sa campagne « Ma pension est droit, pas une tombola » qui a déjà recueilli le soutien de plus de 20 000 personnes. L’objectif est de soutenir la mobilisation populaire croissante contre la pension à points.

Lire aussi : C’est la mesure ultime du gouvernement pour casser nos pensions, et il faut l’arrêter.

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Commentaires

Ok
Pour que ça change!!!
j ai regarder se midi la tv il avait une interwieu de braquelaine pour lui s et normale de travailler plus logntemps , alors pour lui tous se que l on dit s et de désinformation s et pas vrais , mais je sait une chose il on déjà commencer a diminuer les pensions car je connais une personne de ma famille sa pension a déjà diminuer de 50e , moi j ai fait le calcul pour ma pension je doit encore travaille 3ans et je vais perdre 75 e au bout du compte , donc une chose et sur s et bien eux qui font de l intox il veulle nous meme par le bout du nez , il temps de dire mon a tous sa , une chose et sur et t on encore libre en belgique et d avoir son mots a dire mon je me le pense pas , on élu des gens qui n écoute pas le peuple il qu il font qu a leur tete sa vaux aussi bien pour l imbécile de charle michel que les autre , croyer moi si on continue comme sa nous allons droit dans le mur , messieur il et plus que temps de réagir si nos enfant veule encore avoir quelque chose de nous
honteux,simplement!!!!!!!!!!!!!!!!!!
honte à eux!!!!!!!!!!!!
J'étais à la manif hier, toute seule car mon meilleur ami n'a pas su prendre congé pour m'accompagner (les pétards, brrrr ! ) et j'ai regretté une fois de plus que si les couleurs des syndicats étaient en nombre (et tant mieux), par contre, les gens comme moi, non affiliés à un syndicat, manifestant par conviction et par solidarité sont trop peu nombreux. Je me demande pourquoi la Belgique entière n'était pas dans la rue hier et aux autres manifestations. Comme si les gens étaient résignés, de la même façon qu'ils se sont résignés à la banalisation de l'extrême droite...
comme vous le dite s et comme si les gens etait résigner , et s et vrais les gens comprenne pas alors ben il laisse tomber , ou alors il les petits con qui veulle rien entendre et continue a allez travailler pour faire plaisir aux partron sans se soucier de leur avenir , ou car il on peur des patron ou il s en foute , jusque au jour ou il vont s en morde les doigts et la il diront a ha si j avais su j aurai manifester pour ma pension , comme moi tien j y etait aussi a la manfestation , et s et toujours sa le probleme , meme quand on annonce une gréve toute suite les dise oui s et pas normale tous ou alors comme je dit des petit con que veulle lecher les botte des patrons ben alors vont travailler voila le jour ou tous le monde s unira comme je dit les poule auront des dents
Ce monde néo-libéral est répugnant... Partout j'écris aujourd'hui ton nom " insoumission "!